La région du Berry département Indre et cher
Le Berry est une province de France issue de l'Ancien Régime, ayant Bourges pour capitale. Les structures administratives disparaitront suite à la Révolution français.
Les Berrichons (ses habitants) se relient aujourd'hui par quelques éléments culturels propre à cette région, et s'expriment notamment dans des spécialités gastronomiques.
Si BERRY m’était conté, que de bonheur y trouverai-je en découvrant ce coin de terre authentique, riche de son passé, de sa campagne vierge, de son
histoire de France !!! de la sincérité de ses habitants, de la qualité de ses amoureux littéraires ou historiens... de SON ESPACE, qui est aussi sa richesse
aujourd’hui dans un monde concentré.
DREVANT, Haut lieu de rassemblement des populations gallo-romaines, comme en témoignent l’amphithéatre, arène et autres vestiges du sanctuaire
et du temple. C’est un retour en arrière de 2000 ans qui explique l’histoire de la province du BERRY, de la région centre, et de la FRANCE.
Issus du peuple celtique, les Bituriges se seraient installés vers le VIII siècle avant J.C. Leur territoire s’étendait sur les actuels départements de l’Indre
et du Cher : LE BERRY.
Le Berry connaît alors un âge d’or dont l’écho se retrouve dans le texte de Tite Live mentionnant une royauté biturige (la ville de BOURGES aujourd’hui). Cette irruption sur la scène européenne s’explique par l’audace guerrière, l’homogénéité sociale et l’efficacité économique. Celle-ci va de pair avec une technique sidérurgique permettant d’obtenir un métal forgeable en une seule étape, dite de réduction. Ce type de fer, produit de la fusion d’un minerai local grâce à du charbon de bois incandescent, se présente en lingots aisément transportables. Jusqu’à la moitié du 1er siècle avant J.C , les Bituriges sont au coeur au coeur d’une dynamique dont César a parfaitement compris l’enjeu stratégique.
LA GUERRE DES GAULES ET L’ENJEU D’AVARICUM (BOURGES).
En -52 avant J.C, tout le centre de la Gaule se soulève. César envoie alors son armée en direction d’Avaricum (BOURGES) pour frapper au coeur. Sur ses flancs, Vercingétorix oppose une tactique de terre brûlée et harcèle les convois de ravitaillement ennemi. Devant la capitale des bituriges, César fait dresser une chaussée d’assaut de 24 mètres et portant 2 tours roulantes. Les assiégés se défendent avec héroïsme et méthode : sorties, tirs incendiaires... L’assaut final sera déclenché par surprise, sous une pluie battante. Après 25 jours de siège, AVARICUM est prise. Le Vae Victis sera terrible : 40 000 morts selon César. C’est maintenant l’heure du redéploiement économique. Mediolanum (CHÂTEAUMEILLANT), grand oppidum biturige, perd son rang à l’époque romaine, mais trouve un second souffle au carrefour des voies (Bourges, Levroux, Drevant).
THÉOCRATIE ROMAINE
Un nouvel espace de civilisation s’impose dont le schéma culturel renvoie, explicitement, à une géographie du spectacle : combat de gladiateurs...Quant aux arènes, elles permettent, à partir du deuxième siècle, de répondre à un marché du spectacle particulièrement florissant en triplant les capacités d’accueil.
DU CHAOS BARBARE LA PAIX CAROLINGIENNE
Le BERRY, comme l’ensemble de l’Aquitaine, se retrouve bientôt sous la domination des WISIGOTHS. Lentement, la poussée franque grignote le territoire aquitain. Après la victoire de Clovis en 507 à Vouillé, la dialectique des forces entre l’île de France et l’Aquitaine s’exacerbe et passe au conflit armé. BOURGES subit de nombreux sièges, et change plusieurs fois de mains. En 766, l’indécision est telle qu’une partition du BERRY en 2 pôles se voit officialisée : BOURGES, directement administrée par les Francs et ARGENTON par un aquitain. Charlemagne inaugure une période de paix. La grande majorité de la population s’est christianisée : observance dominicale, usage des sacrements et respect des rites qui jalonnent l’année liturgique.
A partir de 840, le BERRY est plongé dans une spirale de violences, et change plusieurs fois de mains et s’atomise en comtés, seigneuries. Puis, cette tendance au morcellement s’accélère. LE BERRY se partage en Bas BERRY et Haut BERRY selon une géographie féodale : les Déols et les Bourbons. Ensuite, il n’y a plus d’écran entre le roi de France et la féodalité berrichonne.
DES “TRÈS RICHES HEURES” DU DUC DE BERRY AU “GRAND MALHEUR” DE LA GUERRE DE CENT ANS.
Pendant 40 ans, la paix revient en BERRY devenu duché. Cette région frontière, ravagée par les anglais, peut être une base de départ pour une reconquête du Poitou et de l’Aquitaine. Une structuration financière s’accompagne d’une architecture de prestige...Qui ne connaît les enluminures d’une rare perfection de ces très riches heures. Mais les Anglais veillent... et 20 000 soldats écossais viennent au secours du BERRY. Puis la noblesse du BERRY vit dans l’entourage de Charles VII. En cette fin de Moyen âge, la famille COEUR illustre la réussite berruyère du monde des affaires.
Le château d’Ainay le Viel annonce la renaissance, le château de Meillant, le palais Jacques Coeur...et le château de Valencay également.
LE BERRY, CENTRE DE LA FRANCE, représente, toutes proportions confondues, l’ex “Empire du milieu” de la Chine, qui, peut être, s’entichera de ce
territoire unique.
Les régions qui composent le Berry
Le Berry se compose de plusieurs régions naturelles, du Nord au Sud :- une petite partie du Val de Loire, entre Gien et Sancerre;
- une petite partie de la Sologne, entre Vierzon et Aubigny-sur-Nère;
- le Pays-Fort, entre Sancerre et Aubigny-sur-Nère;
- le Sancerrois;
- la Champagne berrichonne (ou Septaine, principale région naturelle, autour de Châteauroux, Issoudun et Bourges;
- le Boischaut, au nord de l'Indre (Levroux) et au sud du Cher (Saint-Amand-Montrond) et de l'Indre (La Châtre);
- une partie de la Brenne, au Sud-Ouest de Châteauroux, jusqu'à Saint-Benoît-du-Sault